L'opéra italien aux allures de tragédie grecque créé par Gaetano Donizetti en 1837 est porté par une musique flamboyante et la fabuleuse interprétation du trio Theodossiou-Dolgov-Westman. Sens du jeu et voix sublimes. En plus d’une tessiture unique, les voix racontent des histoires, disent des sentiments.
Dimitria Theodossiou, toute puissante, incarne une reine Elisabeth Ire humanisée par le sentiment amoureux, mais également par la jalousie et la vengeance. Cruel dilemme. Privilégier son amour pour Roberto Devereux ou assumer ses responsabilités politiques.
Sarah, duchesse de Nottingham, à la fois dame préférée de la reine et sa rivale, complète le quatuor amoureux. Elle est interprétée avec justesse par la mezzo-soprano Elizabeth Batton. Amitié, fidélité et loyauté sont en question.
Superbe travail sur les costumes qui viennent habiller un décor, parfois froid, même reste probable que cela fasse partie de la mise en scène. L’Orchestre métropolitain emmené par l’italien Francesco Maria Colombo soutient parfaitement chaque moment de l’intrigue. Joli travail d’équipe. A expérimenter assurément.
Jusqu’au 25 novembre à la Place des Arts.
Texte et photos: Sonya Ouali






