Les salaires moyens des grands patrons d’entreprises canadiennes sont à la baisse. En effet, en 2008 les salaires moyens des PDGs étaient de 7.3 millions dollars, tandis qu’en 2009 ils étaient de 6.6 millions, soit 700,000 dollars de moins. Quelle générosité de leur part.

Alors pourquoi se plaindre … ? 

Blagues à part, ce genre de situation nourrit le mécontentement des gens et la méfiance du système économique. L’écart est incroyablement énorme si on le compare avec le salaire moyen par travailleur au pays (42,988 en 2009), ou avec le pauvre salaire annuel minimum (19,877 de la même année).  

Les différences des salaires ne sont pas le problème, car il y aura toujours une différence, quelque soit le modèle économique choisi. L’égalité entre les hommes n’est qu’un conte de fées. C’est cette idée qui a tué les modèles communistes essayés dans plusieurs pays. 

Le problème est l’écart. Alors, quoi faire ? Changer de système est une bonne solution, mais les essais et les propositions restent encore loin d'une vrai alternative. Reformer le système, c’est une autre option. En fait, c’est ce que les G8 et G20 essayent de faire, sans résultat visible. 

Pour agir de façon pratique, je dirais qu’il est nécessaire et urgent de faire des vrais changements au système financière actuel. D’abord, il faut s’occuper sérieusement de la Bourse, le cœur des finances où se trouve presque tout le capital du monde entier.   

La dernière crise économique mondiale a été entièrement de la responsabilité du système financier, c’est-à-dire de la Bourse. Les problèmes à la bourse nuisent l'économie mondial et peuvent même la faire tomber comme un château de cartes. Bref, c’est une sorte de peste contagieuse.  

À mon avis, l’une de choses épouvantables qui se passe dans la Bourse, c’est la pratique des entreprises d’augmenter les salaires des cadres (habituellement les actionnaires majoritaires ou les administrateurs de confiance) de façon exponentielle. De cette façon, ils augmentent les coûts de l’entreprise au détriment des bénéfices. Ainsi, les cadres profitent, avant qu'ils produisent (ou pas) des bénéfices. Et tout cela, au détriment des actionnaires mineurs qui doivent se repartir les minces profits qui restent.  

Voilà l’une des raisons qui explique le sujet de notre article : l’écart qui sépare les salaires des pauvres travailleurs des salaires des riches PDGs, biensur, sans faire allusion aux fabuleux salaires des cadres aux États-unis, qui restent très loin de nos PDGs canadiens.

Victor H. Ortiz



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